Protection des biens culturels en cas de conflit armé

L’absence de financement, les approches bureaucratiques et la politisation du patrimoine à cause de sa valeur identitaire empêchent toute protection élémentaire.

Joris D. Kila

On constate actuellement une détérioration et une destruction de plus en plus fréquente du patrimoine culturel à la suite des conflits armés en Irak, en Syrie, en Égypte, en Libye et au Mali, entre autres pays. Nous pourrions parler de crimes contre les biens culturels en temps de guerre, bien qu’aujourd’hui, le concept de conflit armé englobe tout aussi bien les phases qui le précèdent que celles qui lui succèdent et il est passé de symétrique à asymétrique. La protection des biens culturels (PBC) est un phénomène complexe qui fait partie du conflit. Les mesures pratiques pour renforcer la PBC sont vitales et incluent la recherche scientifique, liée aux thèses universitaires sur le patrimoine.

En 2009, les États-Unis ratifiaient la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé les obligeant, ainsi que quelques 115 gouvernements l’ayant ratifiée, à protéger les biens culturels, y compris la prise de mesures de prévention en temps de paix. Ces obligations sont aussi valables pour les forces armées. En général, on peut affirmer que la mise en oeuvre internationale de la Convention de La Haye de 1954 est insuffisante. Les organisations responsables n’accordent pas la protection adéquate, alors que le devoir juridique est toujours en vigueur.

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