Les nouveaux gouvernements islamistes face aux revendications sociales
11 février 2013. À partir de 18:30 | Workshop | Français | IEMed, BarcelonaPremière session du cycle «Méditerranée 2013: la consolidation de nouvelles puissances», qui au cours de 6 sessions au cours du mois de février analysera la situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient en abordant les grands enjeux des relations euro-méditerranéennes actuelles et ses répercussions sur l’avenir de toute la région.
Cette session se concentre sur trois partis islamistes d’Afrique du Nord qui ont été chargés de diriger le processus de transition démocratique et de réforme constitutionnelle. S’appuyant sur des réalités nationales différentes, Ennahda en Tunisie, le Parti Liberté et Justice en Égypte et le Parti Justice et Développement au Maroc partagent un défi: développer leurs programmes politiques et leurs postulats idéologiques au sein d’un système satisfaisant à la fois ses bases sociales et les larges secteurs qui a conduit les mouvements de révolte qui ont mis fin aux régimes du Groupement constitutionnel démocratique tunisien ou du Parti national démocrate égyptien et qui, dans le cas marocain, ont forcé la marche d’un ambitieux programme de démocratisation mené par la monarchie elle-même. Le risque de fracture sociale n’est pas une question futile dans aucun des trois cas. A l’effervescence inhabituelle d’une opinion publique hautement politisée et mobilisée suite aux événements du printemps arabe – mais aussi très fragmentaire -, il faut ajouter les revendications des minorités, les revendications d’émancipation des femmes, des jeunes et des secteurs sociaux traditionnellement exclus économiquement et socialement.