Mir-Hosseini, anthropologue et spécialiste en droit islamique, croit que le féminisme islamique peut ouvrir la voie à une construction égalitaire de la loi à partir de la tradition
Les renversements populaires en Égypte et en Tunisie ont mis fin à la voie des successions familiales dans les républiques arabes.
En poursuivant l’histoire des fragments de la mémoire féminine en terre d’islam, en dépassant les féminismes assimilateurs, on découvre que la condition féminine n’est ni une, ni indivisible.
L’exception de ces pays s’explique par deux facteurs : un projet de société relativement libérale et la mise en œuvre de ce choix par des leaders, autoritaires, mais jouissant de légitimité.
En entrant dans la sphère publique, les académiciennes-activistes musulmanes donnent une nouvelle forme aux concepts de démocratie, de politique et d’activisme
Loin d'avoir disparu du champ politique, le féminisme laïc doit trouver les convergences avec les mouvances qui se réclament d'un islam relu et se disent aussi féministes.