Une société civile engagée dans la défense de ses droits
2 décembre 2019 | Corporate news
La société civile euro-méditerranéenne n’a pas vocation à remplacer les gouvernements ou à fournir des services aux citoyens qui doivent être garantis par les États, mais à surveiller les politiques et à s’assurer que leurs droits ne sont pas violés. Ce n’est là que l’une des principales conclusions tirées des résultats de la dixième édition de l’enquête Euromed, qui a posé cette année des questions sur le rôle de la société civile et des mouvements sociaux dans la région euro-méditerranéenne.
Jusqu’à 751 experts du monde universitaire et de groupes de réflexion ont répondu à l’enquête, ainsi que des acteurs institutionnels, politiques et de la société civile des 43 pays de la région euro-méditerranéenne. Les experts, issus à la fois du monde universitaire, des think tanks et des médias, représentent 51% des répondants, tandis que 32% correspondent à des représentants de la société civile (en particulier des ONG) et 17% à des représentants d’institutions gouvernementales, Institutions de l’UE et autres organisations internationales.
L’enquête, menée annuellement par l’IEMed depuis 2009, comportait 21 questions sur divers aspects liés à la société civile et aux mouvements sociaux. Le rapport descriptif des résultats et les analyses qualitatives seront publiés prochainement, mais certaines des principales conclusions qui peuvent être avancées sont:
La mission principale de la société civile, selon les répondants, est de contrôler l’efficacité des politiques publiques et de lutter pour que les droits des citoyens ne soient pas violés.

Le changement climatique devrait être la priorité absolue de la société civile en Europe. Dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée: droits de l’homme, démocratie et état de droit.

Les mobilisations publiques restent le moyen le plus efficace pour la société civile d’atteindre ses objectifs.

L’UE est la principale source de soutien à la société civile dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Son rôle à cet égard est apprécié et, selon l’enquête, il devrait donner la priorité à la société civile en Égypte, en Palestine et en Syrie.